
Le garçon de France (Laurent d’Entraigue) que nous présente Pascal Sevran a dix-huit ans quand il monte à Paris au
moment des "événements" d'Algérie.. C'est l'éducation peu sentimentale d'un jeune homme beau et fragile.
Dans "Vichy Dancing", Pascal Sevran s'efforçait de faire revivre une chanteuse jadis célèbre, la mère du narrateur. Dans "Un garçon de France", il cherche une femme qui a été sa mère. Le rapport à la femme, distant mais essentiel, passe par un paradis chaud comme un ventre. De là se construit une solitude frôlée par l'homosexualité.
Pascal Sevran aime les demi-teintes de la nuit. Sait-il
que la violence s'y terre sournoise, ou a-t-il choisi de dire l'aventure humaine entre pudeur et sourire, un romantisme tendre, le désespoir pastel, l'élégance corrosive de l'éternel jeune homme
?