Lundi 18 janvier 2010
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Il n'y avait que lui pour repérer à cent pas un trèfle à quatre feuilles, qu'il
ramenait précieusement comme un trophée au bout de ses longs doigts.
-Tiens mon coq, pour toi ! Fais un voeu...
Il le connaissait mon voeu, toujours le même, pour lui d'abord et pour moi quand même.
Les trèfles à quatre feuilles ne portent pas bonheur.
La vie sans lui de Pascal Sevran.
Dimanche 10 janvier 2010
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Quand je pense à ce que j'ai entendu et supporté de quolibets et de moqueries de
chansonniers lorsqu'il y a plus de vingt ans je créais à la télévision une émission fondée pour l'essentiel sur le patrimoine de la chanson, que j'invitais les chanteurs de la génération de mes
parents, les vedettes des années cinquante, je ne peux que sourire lorsque je vois partout et sur toutes les chaînes des émissions résolument "modernes" consacrées aux années
soixante-quatre-vingt. "Les vieux" trouvent leur compte de nostalgie et les plus jeunes découvrent.
Les petits bals perdus - Journal posthume de Pascal Sevran.
Jeudi 7 janvier 2010
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Autant le silence de certains ne m'étonne ni ne me peine, autant je suis désemparé
devant la fuite (est-ce une fuite ?), disons l'abandon de quelques-uns précisément qui juraient leurs grands dieux de ne jamais m'abandonner, sans d'ailleurs que je leur demande la moindre chose,
le moindre service.
Pourquoi Christophe Z., que je n'ai pas lâché lorsqu'il était assez mal l'automne dernier, pourquoi après m'avoir écrit des dizaines de lettres désespérées et confidentielles, ne bouge-t-il plus
depuis trois semaines, me sachant là, à trois minutes de chez lui.
Les petits bals perdus - Journal posthume de Pascal Sevran.
Vendredi 1 janvier 2010
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L'affreuse année s'achève enfin, que nous vaudra la prochaine ? Bien malin qui peut
le dire... certainement pas moi. Je laisse aux voyantes et aux diseuses de bonne aventure leurs prévisions mirobolantes. Nous verrons bien. J'espère seulement que mon pessimisme sera pris en
défaut.
Les petits bals perdus de Pascal Sevran.