
J'affronte mes démons en silence et je tutoie les anges quand ils ne volent pas trop haut. Je ne crie plus. La fête est finie. Je patiente en retenant mes larmes. je vais encore en avoir
besoin.
La vie sans lui de Pascal Sevran.

J'affronte mes démons en silence et je tutoie les anges quand ils ne volent pas trop haut. Je ne crie plus. La fête est finie. Je patiente en retenant mes larmes. je vais encore en avoir
besoin.
La vie sans lui de Pascal Sevran.

Ces écrivains qui m'aident tant à dominer ma vie, à surmonter l'épreuve, on dira que je n'ai pas la hauteur nécessaire pour les juger, sans doute, mais c'est parce qu'ils m'émeuvent souvent qu'il
me scandalisent parfois.
La vie sans lui de Pascal Sevran.

Il faut me mériter ! je m'efforce bien, moi de mériter l'amour des autres. Pourquoi devrais-je me tenir prêt à leurs désirs, s'ils ne répondent pas aux miens comme je l'espère ?
Je parie plutôt sur l'amour, mais je n'ai pas envie de perdre chaque fois, alors, oui, il faut me mériter. On ne vaut pas rien quand on est un
homme.
Des lendemains de fêtes de Pascal
Sevran.

Maître D. ne s'étonne pas, il constate, il coche des numéros sur des cadastres et, sans élever la voix, sur le ton d'un chanoine, me
conseille de ne pas révéler mes intentions à ceux que j'ai choisis.
-on ne sait jamais, vous pourriez changer d'avis.
-Oui, bien sûr que je changerai d'avis.
Certains ne mériteront pas demain l'amitié voire l'amour que je leur porte. Les méritent-ils aujourd'hui ?
Je vais rédiger sous forme juridique vos dernières volontés, vous n'aurez qu'à les recopier et vous aurez tout le loisir par la suite de les revoir au gré des circonstances...
Et si je vendais tout, et si je brûlais mes livres et mes chansons, mes lettres d'amour et mes ours en peluche, et si je donnais ma chemise au premier qui passe, et si je partais sans laisser
d'adresse ni de comptes de banque ?
Aurai-je tout le "loisir" et le courage " au gré des circonstances" de jeter par-dessus les moulins mes habits de lumière et mettre le feu au lit où je mourrai ?
Qu'il ne reste plus rien de moi, ne plus encombrer personne et te rejoindre mon amour, toi qui m'as aimé pour moi, démaquillé, dépossédé, nu comme je l'avais été sur le ventre de ma mère et comme
je l'étais sur le tien.
La vie sans lui de Pascal Sevran.