Vendredi 6 novembre 2009
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Le ciel n'a pas réponse à tout, aurais-je envie de crier, ou plutôt de murmurer, à l'oreille de ceux qui souffrent. Le long
cortège des hommes et des femmes qui l'interrogent et l'implorent à genoux partout dans le monde, depuis que le monde est monde, fait pitié. Je ne vais pas très bien, mais je n'aurais pas l'idée
de demander l'impossible au ciel. A qui d'ailleurs demander l'impossible, sinon à nous même ?
La mélancolie des fanfares de Pascal Sevran.
Mardi 3 novembre 2009
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Samedi 31 octobre 2009
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Dire le temps qu'il fait et l'état de nos bronches est bien notre première tentation.
Chaque matin à la fenêtre, on se désole ou l'on se réjouit et, devant la glace de la salle de bains, on tombe d'abord sur le bout de notre nez. Celui qui écrit n'échappe pas à d'aussi misérables
préoccupations, alors faut-il noter en prenant le risque certain de n'intéresser personne : "J'ai de nouveau un peu mal à l'épaule droite " ?
La vie sans lui de Pascal Sevran.
Mardi 27 octobre 2009
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Je suis allé chercher de l'eau tout au
bout de l'allée principale, à l'opposé du coin où Stéphane dort. Ce carré de terre, choisi par mon père et moi il y a trente ans, est au bord de l'eau et d'un bois de sapins, un petit muret de
pierres anciennes le sépare de la rue que nous prenions pour aller nous baigner et faire les fous avec nos copains autour des étangs splendides qui sont la gloire de Saint-Pardoux. Combien de
fois l'avons-nous faite cette promenade d'amoureux qui nous conduisait irrésistiblement là, juste à l'angle du muret qui le protège aujourd'hui et que nous enjambions en chantant ?
La mort ne nous inquiètait pas, lui encore mois que moi. Quand on a dix-huit ans, la mort, c'est d'abord celle des autres.
On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.