
Un jour finalement un jeune homme d'autrefois se souvient de nous. Il est trop tard.
Nous sommes morts. Seul l'instant compte, dans les cinq minutes qui suivent, nous aurons mal de nouveau ou nous irons mieux. Il a toujours quelque chose ou quelqu'un qui nous interdit d'être
heureux tout à fait ou malheureux complètement. De le savoir épargne nos âmes sensibles. Si nous voulons vivre, c'est-à-dire aimer et être aimés, il faut nous tenir prêts à souffrir aussi. Le
bonheur de la splendeur porte déjà en lui l'ombre qui l'emportera.
On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

Une rose porte mon nom.
- Regardez, m'a dit le pépiniériste breton qui l'a créée, elle a le coeur serré qui résiste au vent et à la pluie...
...
Un monde apaisé qui ne se plaint de rien, "heureux autant qu'il est possible sur terre", pareil à celui qui attendrissait Chardonne il y a un siècle à Barbezieux, et ne "souffrait que de maux
éternels". Un monde fait pour moi qui redoute moins la mélancolie que la foire.
On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.
Pascal Sevran se livre dans une interview de Thierry Ardisson, de ses vacances d'enfant dans le Limousin, des bals
de la région, cite les chansons qu'il entendait sur le premier juke-box du café tenu par son père, parle de son premier job de vacances, de ses lectures, de son métier qui lui prend trop de temps
pour écrire et chante de nombreux extraits de chansons.
Cette vidéo date d'août 1992.