Jeudi 7 janvier 2010
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20:23

Autant le silence de certains ne m'étonne ni ne me peine, autant je suis désemparé
devant la fuite (est-ce une fuite ?), disons l'abandon de quelques-uns précisément qui juraient leurs grands dieux de ne jamais m'abandonner, sans d'ailleurs que je leur demande la moindre chose,
le moindre service.
Pourquoi Christophe Z., que je n'ai pas lâché lorsqu'il était assez mal l'automne dernier, pourquoi après m'avoir écrit des dizaines de lettres désespérées et confidentielles, ne bouge-t-il plus
depuis trois semaines, me sachant là, à trois minutes de chez lui.
Les petits bals perdus - Journal posthume de Pascal Sevran.
Vendredi 1 janvier 2010
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23:01

L'affreuse année s'achève enfin, que nous vaudra la prochaine ? Bien malin qui peut
le dire... certainement pas moi. Je laisse aux voyantes et aux diseuses de bonne aventure leurs prévisions mirobolantes. Nous verrons bien. J'espère seulement que mon pessimisme sera pris en
défaut.
Les petits bals perdus de Pascal Sevran.
Mardi 29 décembre 2009
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Jeudi 24 décembre 2009
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Réveillon chez la Baronne. Noël à son balcon surplombant la place du marché et l'église d'Aixe-sur-Vienne. Serge T.
nous a photographiés en bras de chemise, accoudés à la balustrade décorée de guirlandes, en papier. Nous serons beaux sur la photo, il a le don ce diable d'homme pour saisir notre sourire à la
seconde même où il entrouve nos lèvres, juste avant de nous faire paraître idiots, juste avant nos larmes.
Le baromètre indiquait plus de dix degrés, "un temps
indigne de Noël ", selon l'expression de circonstance employée par un journaliste de France Inter, me vengeant ainsi de toutes les miss météo de la radio et de la télévision qui
roucoulent de plaisir en nous promettant la canicule à longueur d'année.
On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran.